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Depuis hier matin, les accouchements ne sont plus pratiqués à la clinique Urbain V comme dans d'autres maternités privées de sept villes France."Depuis ce matin 8 heures (ndlr, hier), nous faisons grève": le gynécologue de garde de l'établissement avignonnais répondait comme tous ses homologues au mot d'ordre du syndicat national des gynécologues-obstétriciens libéraux. "C'est la réponse à une situation qui sommeillait depuis juillet", poursuit le gynécologue. "Notre assurance nous couvre jusqu'à un plafond de 3 millions d'euros de sinistres. Il était dit qu'au-delà du plafond, l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (ONIAM) prenne le relais de l'indemnisation et que la commission régionale de conciliation et d'indemnisation (CRCI) le prenne également en compte". Un amendement présenté par le parlementaire Dominique Leclerc allait justement dans ce sens. "Or, récemment le Sénat l'aurait repoussé", explique-t-il. Alors, depuis hier, le gynécologue effectue toutes les consultations de grossesse et aucun accouchement. "Hormis cette nuit (ndlr, dans la nuit de vendredi à samedi) où j'en ai réalisé un. Sinon, tous les accouchements classiques sont orientés vers les maternités publiques voisines, Cavaillon, Carpentras, et Avignon". Petit couac cependant, puisqu'hier la maternité de l'hôpital Duffaut à Avignon était déjà saturée. "Le problème risque de se poser si une grossesse à risque se présente car seuls nous et l'hôpital les prenons en charge. Bien entendu, si une urgence nous parvient, on la prend en charge." Urbain V a une capacité de 45 lits et effectue 1800 accouchements par an. Hier soir, la dizaine de gynécologues d'Urbain V attendait le signal du syndicat pour savoir si le mouvement de grève se prolongeait au-delà de lundi. Virginie Batailler et Axel Plessier
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