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Des incidents ont eu lieu à Marseille à l'issue de la rencontre qualificative pour le Mondial-2010 entre l'Egypte et l'Algérie. Photo Patrick Nosetto En savoir plus Diaporama - Une nuit de fête et d'incidents
Des incidents ont eu lieu à Marseille, samedi soir, à l'issue du match qualificatif pour le Mondial-2010 entre l'Egypte-Algérie (lire ici). Du Vieux-Port, où six embarcations ont été incendiées à la suite d'un jet de fumigènes (et deux d'entre elles ont coulé), jusqu'à la Porte d'Aix, où un fast-food a été dégradé, plusieurs échauffourrées entre groupes de jeunes et forces de l'ordre ont émaillé la soirée. 500 policiers avaient été mobilisés pour l'occasion. Pour éviter tout débordement, les forces de l'ordre avaient procédé à un redéploiement d'une partie du contingent mobilisé sur Marseille. Le but étant de protéger les commerces égyptiens situés sur la Canebière. Pour rappel, tout le Vieux-Port était bloqué à la circulation, seuls les piétons pouvaient accéder aux différents quais. Huit personnes interpellées, un policier légèrement blessé Huit personnes ont été interpellées, la plupart pour jets de projectiles et dégradations, une pour recel de scooter et une autre pour avoir incendié une poubelle. A noter que quelques véhicules de pompiers ont été caillassés. Seul un policier a légèrement été blessé à la main. Il a été transporté à l'hôpital de Laveran, à Marseille. Marseille : incidents après le match Egypte-Algérie La Provence (avec Denis Trossero)
Depuis hier matin, les accouchements ne sont plus pratiqués à la clinique Urbain V comme dans d'autres maternités privées de sept villes France."Depuis ce matin 8 heures (ndlr, hier), nous faisons grève": le gynécologue de garde de l'établissement avignonnais répondait comme tous ses homologues au mot d'ordre du syndicat national des gynécologues-obstétriciens libéraux. "C'est la réponse à une situation qui sommeillait depuis juillet", poursuit le gynécologue. "Notre assurance nous couvre jusqu'à un plafond de 3 millions d'euros de sinistres. Il était dit qu'au-delà du plafond, l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (ONIAM) prenne le relais de l'indemnisation et que la commission régionale de conciliation et d'indemnisation (CRCI) le prenne également en compte". Un amendement présenté par le parlementaire Dominique Leclerc allait justement dans ce sens. "Or, récemment le Sénat l'aurait repoussé", explique-t-il. Alors, depuis hier, le gynécologue effectue toutes les consultations de grossesse et aucun accouchement. "Hormis cette nuit (ndlr, dans la nuit de vendredi à samedi) où j'en ai réalisé un. Sinon, tous les accouchements classiques sont orientés vers les maternités publiques voisines, Cavaillon, Carpentras, et Avignon". Petit couac cependant, puisqu'hier la maternité de l'hôpital Duffaut à Avignon était déjà saturée. "Le problème risque de se poser si une grossesse à risque se présente car seuls nous et l'hôpital les prenons en charge. Bien entendu, si une urgence nous parvient, on la prend en charge." Urbain V a une capacité de 45 lits et effectue 1800 accouchements par an. Hier soir, la dizaine de gynécologues d'Urbain V attendait le signal du syndicat pour savoir si le mouvement de grève se prolongeait au-delà de lundi. Virginie Batailler et Axel Plessier
Ils avaient soigneusement préparé leur coup. Hier, à dix heures tapantes, une quinzaine de militants de Greenpeace ont pris d'assaut la station Total de l'avenue De Lattre de Tassigny, non loin de l'hôpital. En moins de deux, une immense banderole a été déployée sur place, détournant un des slogans publicitaires du groupe pétrolier français: "Total invente la destruction durable". Terriblement efficace, l'opération orchestrée par les hommes et femmes en combinaison orange suscitait la curiosité des clients à la pompe tout autant que des passants, piétons ou automobilistes. Tracts en main, Alain Perdrizet, coordinateur de Greenpeace Marseille, expliquait les raisons de ce coup d'éclat: "Le sommet de Copenhague sur le climat approche et nous dénonçons à nouveau l'un des plus grands crimes climatiques actuels. Total exploite les sables bitumineux, notamment au Canada, pour obtenir un pétrole qui, à chaque étape de son extraction, production puis consommation émet d'immenses quantités de gaz à effet de serre." Actions simultanées À Aix comme dans six autres villes, les sections locales de l'organisation écologiste ont donc mis simultanément "un coup de pression" supplémentaire sur Total, après une première vague d'actions similaires, notamment à Marseille, le mois dernier. "Total revendique une'énergie verte'tout en exploitant le pétrole le plus cher et le plus sale du monde! Les gens doivent en être informés", insiste Alain Perdrizet. Tandis que l'employée fermait précipitamment le site, conformément aux ordres de son manager, — appelé à la rescousse et passablement irrité de voir sa station-service ainsi investie — la distribution de tracts a duré jusqu'à midi. Sans heurts ni violence, sous l'oeil de la police. Et les militants écologistes ont globalement reçu un bon accueil de la part des passants invités à s'informer sur "le scandale des sables bitumineux" et "les activités criminelles" des groupes comme Total. "Il faut prendre le temps d'expliquer pour sensibiliser, souligne pour sa part Gisèle Di Biagi, coordonnatrice de la section avignonnaise de Greenpeace, venue prêter main-forte. Il s'agit-là d'une campagne qui n'est pas facile, mais lorsque les gens prennent le temps de lire ou d'écouter nos arguments, ils adhèrent". Le groupe pétrolier a quant à lui choisi de ne pas commenter ces actions ponctuelles qui visent ses stations-service, un peu partout en France. "Total a tort d'ignorer nos arguments, concluait Alain Perdrizet. Greenpeace a l'habitude de mener ses campagnes tant que ses revendications ne sont pas satisfaites". Par Nicolas Rey ( nrey@laprovence-presse.fr )
Le Vieux-Port avait été isolé. Rendu "étanche", comme le répétaient en début de soirée les forces de l'ordre. Circulation coupée. Près de 600 policiers mobilisés, 40 cars de CRS disposés quai de Rive-Neuve, quai du Port et cours Jean-Ballard (1er ) à Marseille. La leçon de l'épisode douloureux du 11 octobre à l'issue du match Algérie-Rwanda avait été retenue. Finalement, c'est de plusieurs groupes de casseurs, difficiles à identifier, que les incidents sont venus hier soir, à partir de 20h30. Des groupes de 20 à 80 jeunes ont profité du sort en suspens de l'Algérie pour descendre dans la rue et commettre une série de dégradations. La façade de la bibliothèque de l'Alcazar, à Belsunce, a été dégradée. À la Porte d'Aix, ce sont aussi les vitres du Mac Do qui ont très largement souffert de jets de projectiles. Conteneurs et poubelles incendiés, jets de pierres et d'objets divers: les charges se sont succédé sur le Vieux-Port, la Canebière et à Belsunce, entre les forces de l'ordre qui ont chargé les casseurs à coups de bombes lacrymogènes et de flashballs. Les commerces égyptiens de la Canebière ont été très tôt protégés par la police, qui a redéployé une partie des effectifs, à l'initiative du directeur départemental de la sécurité publique, Pascal Lalle. Au "Socrate", un snack hallal de Belsunce, les clients se sont regroupés pour tenter d'oublier l'agitation, tandis que la rue criait "Viva l'Algérie!" Un rien amer, Souhil, le responsable du club de foot de la fac de Belsunce, regrettait les dégâts causés à l'Alcazar (vitres brisées), malgré tous les efforts promis pour "calmer les esprits". "Il y a des gens qu'on ne connaît même pas!" glisse-t-il. Mais des groupes provocateurs ont joué au chat et à la souris avec la police. Au total, neuf personnes, selon la préfecture, ont finalement été interpellées, essentiellement pour jets de projectiles et dégradations, un pour incendie volontaire, un pour recel de scooter et un pour rébellion. Un policier a été blessé à la main par un projectile. En début de soirée, un fumigène lancé à la verticale est aussi retombé sur un voilier dans le port. Et les marins pompiers faisaient état de six bateaux incendiés, dont deux coulés. Le sinistre se serait communiqué aux autres embarcations. Le préfet de police Philippe Klayman a déploré hier soir "des dégradations regrettables". Marseille : incidents après le match Egypte-Algérie Par Denis Trossero ( dtrossero@laprovence-presse.fr )
La justice n'a pas tardé. Des relevés ont été effectués dès hier sur les vitres du"Mac Do" de la Porte-d'Aix (1er), littéralement criblées de projectiles, après le match de foot Egypte-Algérie de samedi, et des traces ont été recensées. Elles seraient tout à fait exploitables, indique-t-on de source policière. Vont-elles permettre de mettre un nom sur les casseurs ? Sur les neuf interpellations qui ont eu lieu, deux auteurs présumés seront déférés aujourd'hui. Il s'agit d'un mineur de 16 ans et d'un majeur, précise-t-on de source judiciaire. Le premier se voit reprocher des jets de projectiles. Il sera présenté à un juge des enfants. Le second est poursuivi pour des coups et blessures volontaires sur personne dépositaire de l'autorité publique. Il sera présenté en comparution immédiate dans la soirée devant le tribunal correctionnel de Marseille. Quatre autres gardes à vue, essentiellement pour des jets de projectiles ou des destructions par incendie, ont été prolongées hier, pour des compléments d'investigations. Les trois autres ont été remis en liberté. En termes de bilan, les dégâts les plus lourds ont été causés, outre le "Mac Do" de la Porte-d'Aix, à la façade de la bibliothèque L'Alcazar, à Belsunce. "Ils l'ont abîmée, alors qu'elle sert à tout le monde. On ne comprend pas", confie Souhil, responsable du club de foot de Belsunce, très investi dans le dispositif préventif. Plusieurs abribus ont également été dégradés, à proximité du Centre Bourse. Quatre véhicules de police ont été endommagés. Un seul blessé est à déplorer. Il s'agit d'un policier qui a reçu un projectile. Touché à la main, il a subi des examens à l'hôpital Laveran. Quant à l'incendie des bateaux sur le Vieux-Port, il serait d'origine "accidentelle", si l'on en croit la préfecture évoquant le jet d'un fumigène qui a enflammé une embarcation, puis par propagation cinq autres. Autour du Vieux-Port, c'est l'inquiétude qui grandit à deux jours de la troisième manche du match Egypte-Algérie, au Soudan cette fois. Retrouvez aujourd'hui dans La Provence le témoignage des plaisanciers en colère. Marseille : incidents après le match Egypte-Algérie Par Denis Trossero ( dtrossero@laprovence-presse.fr )
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